• Un beau fusil modèle 1822 Tbis

    Nous allons examiner une arme passionnante qui aura une très longue existence et un destin peu commun.

    Un beau fusil modèle 1822 Tbis

    Comme d'habitude, nous allons nous appuyer sur une arme authentique, et comme vous le constaterez, un objet magnifique.

    Le fusil modèle 1822, ultime amélioration du fusil modèle 1777 / An IX, est à l'apogée technique de la mise de feu par silex. Adopté pour succéder aux fusils de la Révolution et de l'Empire, il sera pourtant démodé pratiquement dès son adoption.

    En effet, la mise de feu à percussion avait été développée dès le début du XIXe siècle après qu'un pasteur écossais du nom de Forsyth découvrit la propriété du fulminate de mercure de détonner sous un choc et de produire une flamme. La première capsule fulminante apparut en 1818, et les premières armes civiles “à système“ développées par Lepage, Purdey, Renette et Prélat suivirent peu après. Dès 1824, un premier projet de fusil de guerre à percussion est présenté.
    En 1826, l’arquebusier Brunéel de Lyon propose un fusil modèle 1822 modifié à percussion, adoptant également une chambre rétrécie.

    Concrètement, la mise de feu par la percussion d'une capsule facilitait le service de l'arme, mais surtout améliorait de façon nette la régularité des tirs. Enfin, elle permettait - dans certaines limites - de tirer par temps humide. Il faut aussi insister sur la fiabilité, ce système faisant quasiment disparaître les ratés de la platine à silex, soit entre 10 et 20 % des coups. Une platine à percussion connaît un taux de ratés de l'ordre de 3 %.

    C'était donc réellement un progrès très important.

    Avec les fusils modèle 1840 et surtout le modèle 1842, l'Armée Française adopte la platine à percussion. Cependant, ces fusils restent des armes à canon lisse tirant une balle ronde. Précision acceptable jusqu'à 50 mètres, très relative à 100 mètres et nulle au-delà de 200 mètres. Ce qui n'était d'ailleurs pas un problème au plan tactique, car seuls les tirs en salve de l'ensemble de la ligne étaient pratiqués dans l'infanterie. On se fusillait parfois à 20 mètres ! En-deçà, l'assaut "alla Francese" - c'est à dire à la baïonnette - était toujours pratiqué.

    Dans ces conditions, aux plans tactique et balistique, les armes de la génération précédente à silex n'étaient absolument pas dépassées.

    On s’avise alors que les centaines de milliers de fusils Mle 1822 existants sont en très bonne condition, parfois quasiment neufs : l'arme que nous présentons a été faite en 1839. On décida donc de les transformer pour la mise de feu à percussion afin de les mettre au même niveau que les nouvelles armes.

    Et dès 1843, les fusils Mle 1822 retournèrent en manufacture pour recevoir deux modifications :
    - mise de feu à percussion
    - adoption du calibre de 18 mm

    À l'occasion de ces transformations, ils recevront l’appellation de Fusil Modèle 1822 T pour Transformé.
    La lettre cursive T fut ajoutée au millésime 1822 gravé sur la queue de culasse.
    Les canons reçurent le marquage “C. de 18“ pour Canon de 18 millimètres sur le pan gauche.

    Voici le détail de la transformation :
    - Suppression et mise au rebut de l’ensemble bassinet - batterie - ressort de batterie.
    - Obturation des orifices inutilisés.
    - Remplacement du chien à silex par un chien-marteau dont la tête est décalé sur la gauche.
    - Obturation de la lumière.
    - Pose d'un "grain" sphérique (la masselotte) vissé sur le pan droit du tonnerre, communiquant avec l'âme du canon et taraudé pour recevoir une cheminée identique à celle des fusils 1842.
    - Alésage du canon au diamètre de 18 mm.
    - Installation d'un cran de mire fixe vertical soudé sur la queue de culasse.
    - Installation d'un guidon brasé sur le canon au niveau de l’embouchoir.

    L'alésage à 18 mm, qui va entrainer la diminution de l’épaisseur des canons, aura pour conséquence qu’ils supporteront mal l’usure due aux tirs. 20 ans plus tard, on s’en rendra compte quand on adoptera la rayure, nous allons y revenir.

    Le reste de l'arme ne change pas, la baguette et la monture sont conservés. La transformation T s'appliquera aux fusils de grenadiers et de voltigeurs.

    Les progrès de l’armement ne vont pas s’arrêter là.

    Connue depuis le début du XVI e siècle, la rayure des canons refaisait parler d'elle.

    De 1837 à 1840, coup sur coup, nous adoptions trois armes rayées : la Carabine Delvigne-Poncharra de 1837, le fusil de rempart Mle 1838 et la Carabine de Chasseurs Mle 1840. Ces armes conçues d'origine avec un canon rayé démontreront que l'amélioration de la portée et de la précision permettaient de pratiquer des tirs précis à des distances inconnues jusqu'alors.

    Dès le début des années 1850, on s’acheminait vers l’adoption du canon rayé pour l'ensemble de l'infanterie afin de tirer les nouvelles balles oblongues tracées par Tamisier et Minié. Ces projectiles allaient permettre d’utiliser un fusil rayé aussi aisément qu’une arme lisse. En effet, la balle était d’un calibre tout juste inférieur au diamètre du canon pris sur le sommet des rayures. Lors de la détonation de la charge, la poussée des gaz de l’explosion provoque l’expansion des parois de la jupe creuse de l’ogive en les forçant à s’imprimer sur les rayures. L’ogive, guidée par les rayures et poussée par les gaz de la combustion de la charge, se déplace en se mettant en rotation. Les balles stabilisées par effet gyroscopique peuvent être tirées plus loin et avec davantage de précision.

    Mais l'infanterie devra attendre longtemps pour goûter à la rayure : 1854 pour la Garde et 1858 pour l'armée. Jusqu'à présent, seuls les régiments de chasseurs et de zouaves, mais aussi le régiment Étranger, étaient dotés de l’excellente carabine rayée modèle 1842 puis 1853.

    En 1860, au retour de la campagne d'Italie ou nous avions durement affronté l'armée Autrichienne et ses excellents fusils rayés Lorenz, l’Empereur Napoléon III décida (enfin !) que toutes les armes de son armée soient rayées. Les fusils 1842 et 1853 retournèrent alors en manufacture pour cette opération, mais aussi les fusils 1822 T. 

    Également en 1860, on modifia le règlement de manœuvre en campagne. On adopta le tir sur deux rangs (sur trois rangs jusqu’alors) et il fut décidé d’unifier la longueur des fusils de l’infanterie à la longueur des fusils de voltigeurs. Le fusil perdit son appellation “d’Infanterie“. L’arme standard fut le fusil rayé long d’1,421 m. Les fusils 1822 T, 1842 et 1853 furent tous mis à cette longueur.

    Quand on voulut rayer les fusils 1822 T, on se rendit compte que nombre de canons étaient déjà très usés, à tel point qu’on ne pouvait pas les rayer sans danger. Les fusils dont le canon atteignait la cote de rebut reçurent un canon neuf identique au modèle 1842 et dont la masselotte est prise de forge. Certains reçurent un bois neuf, dont la joue était supprimée. Une nouvelle platine, aux dimensions des anciennes, mais sans les empiècements de la platine d’origine, fut posée pour remplacer les platines usées. Les fusils 1822 T ainsi rayés et raccourcis seront dénommés Fusil modèle 1822 T bis. La mention Bis fut ajoutée sur la queue de culasse, derrière la vis qui maintient le canon.

    La transformation de 1860 sera effectuée en manufacture. Elle portera sur :

    - le raccourcissement et la mise en rayures du canon : 4 rayures à profondeur constante, de 7mm de large, au pas de 2 mètres. Comme nous l'avons vu, un canon neuf peut être posé lorsque le canon d'origine atteint la cote de rebut.
    - le remplacement de la baguette par la baguette à tête de clou des fusils modèle 1857.
    - le raccourcissement de la monture de sorte que le fusil mesure 1,421 mètres de long. Lorsque l'état de la monture d'origine présente trop de faiblesses (cassures, fêlures, arrachages ...) on utilise une monture neuve sans joue de crosse.

    Pour en terminer avec son histoire, signalons que ces fusils connaîtront encore une dernière transformation. Fin 1870, le Gouvernement de la Défense Nationale fit transformer "à tabatière" plusieurs dizaines de milliers de fusils 1822 T bis. (et même d'antiques fusils An IX !) Ces armes, à chargement par la culasse et tirant une cartouche à percussion centrale, équipèrent notamment les troupes fédérées de la sanglante Commune de Paris.

    Né royal et fonctionnant à silex, le fusil 1822 T bis disparaîtra cinquante ans plus tard sous le drapeau rouge de la Commune après avoir reçu une culasse mobile... quel destin !

    -----------

    Après cet aperçu sur l'évolution de l'armement et les deux premières transformations du fusil modèle 1822, nous allons examiner un exemplaire qu'Alex G. nous a gentiment permis d'examiner.

    Le fusil modèle 1822 T bis est une arme à feu d'épaule, individuelle, à chargement par la bouche, à un coup, à mise de feu par percussion, à canon rayé. Les pièces métalliques sont polies à blanc. Il reçoit une baïonnette à douille du modèle 1822, longue de 46 cm. Si le fusil a reçu un canon neuf, la baïonnette peut être soit du modèle 1822 N allongée à 51 cm dont la douille est élargie aux cotes du nouveau canon, soit la baïonnette modèle 1847.

    Le fusil porte une baguette de chargement à tête de clou, identique à celle des fusils 1853 et 1857. La bretelle est en cuir épais large de 3,8 cm avec boucle à ardillon en cuivre.

    Le fusil 1822 T bis tire les balles modèle 1857 ou 1863 de 17,2 mm. La balle à jupe modèle 1857 pèse 32 g. La charge est de 4,5 g de poudre. Avec cette balle, la Vo (Vitesse initiale) est de 324 m/s. La balle à jupe modèle 1863 pèse 36 g, la charge est de 4,5 g de poudre. La Vo passe à 355 m/s. Le papier de la cartouche comblait l’espace entre l’ogive de 17,2 mm et le canon de 18 mm.

    Dimensions du fusil :

    • Longueur totale : 1,42 m • Longueur du canon : 1,02 m • Calibre : 18 mm • Poids à vide : 4,08 kg

    Voici l'arme. Très bien conservée, nous pouvons d'ores et déjà constater qu'il s'agit d'un fusil de grenadier raccourci en 1860 à la dimension du fusil de voltigeurs. Lorsqu'il a été transformé, il était sans doute stocké en arsenal car il était en suffisamment bon état pour que soient conservés son canon et sa monture. On a raccourci le canon, on l'a rayé, on a rebrasé le guidon et le tenon de baïonette. On a également raccourci la monture et reculé le ressort d'embouchoir. La baïonnette modèle 1822 est très proche du modèle An IX.

    La monture, qui a été réparée, possède encore la joue de crosse et la grenadière est décentrée. Ces détails nous indiquent un fusil de grenadier et une monture d'avant 1860.

    Un beau fusil modèle 1822 Tbis

    Un beau fusil modèle 1822 Tbis

    La platine. Pièce en excellent état, elle est marquée de la Manufacture Royale de St Etienne. Un examen minutieux montre que l'orifice du bassinet a été obstrué par une pièce en fer, ainsi que les emplacements de l'axe de batterie et de son ressort. Le grain sphérique portant la cheminée est très apparent. L'ensemble sous garde - pontet - détente et battant de bretelle ne sont pas modifiés.

    Un beau fusil modèle 1822 Tbis

    La contre-platine ou esse et les deux vis qui traversent la monture et maintiennent la platine. Les deux profondes encoches derrière la pièce sont des marques de crossiers.

    Un beau fusil modèle 1822 Tbis

    Le millésime de fabrication : 1839 et le poinçon MR pour Manufactures Royales. On remarque l'épaisseur de la platine et de la pièce d'obturation du bassinet. Le chien, extrêmement massif, est très enveloppant sur la cheminée. Ceci afin de protéger le tireur des éclats lorsqu'une amorce explosait. Cette forme de chien, introduite avec les fusils 1840, sera conservée sur toutes nos armes à percussion.

    Un beau fusil modèle 1822 Tbis

    Le pan gauche du canon avec l'indication C de 18 et les poinçons de recette des Contrôleurs. La hausse à cran de mire fixe soudée sur la queue de culasse. Le marquage 21 sur la poignée est un poinçon apposé par l'ouvrier crosssier.

    Un beau fusil modèle 1822 Tbis

    La queue de culasse avec la hausse et l'indication du modèle : Mle 1822 T bis. La vis traverse la queue de culasse et vient se visser sur la sous-garde.

    Un beau fusil modèle 1822 Tbis

    L'embouchoir, la baguette à tête de clou, le tenon de baïonnette et le guidon.

    Un beau fusil modèle 1822 Tbis

    La joue de crosse, survivance des fusils modèle 1777 est conservée sur cet exemplaire. Les fusils 1822 T bis qui n'ont pas de joue de crosse ont vu leur monture remplacée lors de la mise en rayure de 1860.

    Un beau fusil modèle 1822 Tbis

    L'ensemble sous garde - pontet - battant. La sous garde avec encoches pour les doigts est une caractéristique constante des fusils français jusqu'à la dernière arme à percussion réglementaire, la Carabine modèle 1859. Avec la forme anatomique de la détente, cette caractéristique rend le tir particulièrement confortable. On remarque l'excellent état de cette belle arme.

    Un beau fusil modèle 1822 Tbis

    La crosse. Remarqer la qualité du noyer selectionné pour cette arme : un veinage très recherché pour les armes de prestige.

    Un beau fusil modèle 1822 Tbis

    Détail des marquages de la crosse :
    - Le macaron ATELIER DE RÉPARATION avec le coq, emblème de la Restauration. La monture a été réparée et probablement remplacée très tôt, en tout cas avant 1843.
    - Les mentions TULLE et ST ETIENNE, manufactures de la première transformation T en 1843 et de la seconde transformation bis en 1860.

    Un beau fusil modèle 1822 Tbis

    La balle à jupe modèle 1863 qui était tirée par le fusil Mle 1822 Tbis :

    Un beau fusil modèle 1822 Tbis

    Le fusil modèle 1822 Tbis en compagnie d'un fusil modèle 1853 Tcar et d'une carabine de chasseurs modèle 1859. Ces trois armes tirent une balle à jupe de type minié pesant entre 36 et 45 grammes. Notez que le fusil 1822 Tbis est l'une de nos premières armes à percussion, alors que la carabine 1859 sera notre dernière arme réglementaire à percussion et chargement par la bouche. Ces armes seront remplacées par le fusil Chassepot de 1866.

    Un beau fusil modèle 1822 Tbis

    Nous reverrons bientôt cette arme splendide à l'occasion d'une séance de tir et nous constaterons qu'elle fonctionne parfaitement malgré ses 174 printemps !

    A bientôt


  • Commentaires

    1
    louploup10
    Mercredi 24 Avril 2013 à 21:51

    j apprecie cette description comme la premiere c est formidable .je suis étonne part la présentation .bravo l artiste

    2
    baccardi
    Vendredi 17 Mai 2013 à 22:55

    Ma-gni-fi-que !


    Bravo et merci

    3
    louploup10
    Dimanche 19 Mai 2013 à 11:35

    encore une fois ce n est que  du bonheur: que dire de cette description bravo continué.

    4
    dbiker
    Jeudi 20 Juin 2013 à 16:15

    Ex cel lent

    bravo pour la qualité des pièces et l'excellence de la présentation.

    cdlt

    5
    mickael38200
    Samedi 6 Juillet 2013 à 10:02

    bonjour ,je possede le meme fusil de 1822 (d'appres les gravure), et j'aimerais savoir quel est sa valeur si quelqu'un peu me reseigner.merci

     

    cdlt

    6
    gérard Vautherin
    Jeudi 8 Août 2013 à 00:53

    je possède le même fusil ´calibre C18 canon non rayé ,platine Gravée manufacture de Tulle, crosse gravée ST Etienne

    et je voudrais en cannaître la valeur ?

    7
    HERVE Raymond
    Vendredi 4 Octobre 2013 à 17:36

    Je possède un 1822 t Bis en excéllent etat avec lequel j'ai tiré !et un second malheureusement sans crosse (vermoulu)

    Votre description ma beaucoup intéressé ,je vous en remercie !

    8
    Vendredi 4 Octobre 2013 à 19:46

    Merci à tous pour vos commentaires !

    Chanzy

    9
    Europhil28
    Samedi 16 Août 2014 à 00:00

    Bravo pour cette présentation c"est claire et bien imagé et de plus c'est très instructif, j'ai trouvé pleins de renseignements, bonne continuation

    10
    lb
    Mercredi 4 Novembre 2015 à 22:38

    Chose peu connu mais il y a eu aussi des 1816 t bis!

    On les reconnait à certain détails notamment la contre platine à la  forme légèrement  plus incurvé  du s  et à coté il y a  la goupille de maintien de la détente visible.

    Par contre sur la queue  de culasse, ils sont toujours marquées 1822t ou tbis.

    Je pense même que certain fusils an 9 en trés bon états ont eu le même sort, mais tout ça 'est très peu connu du fait que les queues de culasse sont le plus souvent  marqué de la date 1822.

    Merci et bien à vous , quel plaisir de lire tous ces détails très instructifs.

    11
    Jeudi 5 Novembre 2015 à 17:07

    Cher LB, merci de votre message.

    En effet, des fusils Mle 1816 ont suivi le même chemin que les 1822. Pareil pour certains An IX tardifs. Vos remarques sur les points de détail permettant de les reconnaître sont exacts.

    Il faut savoir que les fusils étaient fabriqués pour durer ... 50 ans ! En particulier, les canons en fer forgé étaient éprouvés avec des charges de près de 100 grammes de poudre, c'est à dire environ 10 fois une charge normale. On n'imagine mal la résistance de ces fusils à tel point que des canons forgés en 1820, ayant subi le rayage * à 18 mm en 1860 tirent toujours actuellement aux mains de tireurs sportifs.

    * Le rayage des canons impliquait alors obligatoirement une diminution de l'épaisseur du métal ...

     

    A bientôt

    Chanzy

    12
    dbiker
    Jeudi 5 Novembre 2015 à 17:27

    Je ne me lasse pas  de relire cet article de Chanzy.

    Quelle qualité !

     

    13
    lb
    Vendredi 6 Novembre 2015 à 21:44
    Oui, merci de votre réponse et c'est vrai c'est à peine croyable la qualité des matériaux utilisés et leurs duré de vie phénoménale!!!
    Vraiment l'étude des réglementaires Français, même si elle est bien connus permet encore des découvertes intéressantes et les faire revivre aussi!
    Merci encore pour cette belle doc!
    Bien à vous.
    14
    lb
    Mercredi 11 Novembre 2015 à 16:51
    Oui, pour revenir à la présentation de votre fusil modèle 1822tbis, le symbole du coq sur la crosse n'est pas représentatif de l'époque restauration comme beaucoup confondent...
    C'est le symbole de la monarchie de Juillet de 1830 à 1848 , règne de Louis Philippe.
    D'ailleurs pour confirmer ces propos, on notera la réparation de votre fusil datée de 1843.
    On est donc bien dans la période concernée.
    Voilà, c'est un petit détail sans importance , mais j'ai jugé quand même intéressant de vous le signaler.
    Encore merci pour cette belle présentation.
    Bien à vous.
    15
    Marmotton470
    Vendredi 3 Février 2017 à 12:54

    Bonjour Chanzy. Votre site est très agréable à parcourir. Il est riche d'enseignements les photos sont superbes. Je viens de trouver un fusil (dans les combles chez mes parents) dont la ressemblance avec ce fusil modèle 1822 est frappante. Toutefois il mesure 1,52m (hors tout), n'a pas le canon rayé et extérieurement il n'a aucune inscription. Bien entendu il est rouillé et demande une restauration complète. Si je pouvais bénéficier de votre expérience en restauration cela m'éviterai de faire quelques bêtises sur les parties "fer". Le bois je saurais le restaurer. Si vous voulez des photos je pourrais vous les envoyer, ce qui vous permettrez peut-être de le dater. Merci par avance. Bien cordialement.

      • Vendredi 3 Février 2017 à 14:14

        Bonjour Marmotton,

        et merci de votre intérêt.

        Je serai ravi de pouvoir vous aider dans votre projet. Envoyez-moi sur peagrafis@orange.fr un bon reportage photo de votre arme afin que je puisse avoir des éléments pour travailler.

        D'après vos infos (et sous toutes réserves) il s'agirait d'un fusil Mle 1822 T mais non transformé Bis, c'est à dire ni rayé ni raccourci. 

        Bien à vous

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